Jachères - couverts et modalités d'entretien

Jachères 2017 - couverts et modalités d'entretien

 
 

Vous trouverez, ci-dessous, les dispositions relatives aux jachères (couverts et modalités d'entretien) qui s'appliquent en Seine-Maritime en 2017.

LE COUVERT DE LA JACHERE

Les terres en jachère ne peuvent pas faire l'objet d'une production agricole (cultures ou pâturages), ni d’aucune valorisation.

Sont notamment interdits :
 · l'entreposage de matériel agricole ou d'irrigation ;
 · l'entreposage des effluents d'élevage, des amendements minéraux ou organiques, de terre, des boues issues d'installations de traitement des eaux usées domestiques, urbaines ou industrielles ;
 · le stockage des produits ou des sous-produits de récolte, notamment la paille.

Le couvert de jachère doit être implanté avant le 31 mai et rester en place jusqu’au 31 août au moins.

La liste des couverts autorisés est reprise en annexe du présent communiqué.

Par ailleurs, toutes les repousses de cultures sont autorisées sauf les repousses de maïs, de tournesol, de betteraves et de pommes de terre, ces repousses étant peu couvrantes. Les sols nus sont interdits. Dès lors, un sol nu doit être déclaré en SNE (surface non exploitée) et non pas en jachère.

Des mélanges spécifiques peuvent être implantés pour favoriser la présence d'abeilles et de faune sauvage (jachères dites mellifère, faune sauvage et fleuries). Ces jachères peuvent faire l'objet de contrats spécifiques (incluant la présence du couvert au-delà du 31 août), notamment avec la fédération des chasseurs qui peut, sous certaines conditions, en retour délivrer les semences.

L'ENTRETIEN DE LA JACHERE

L’entretien des surfaces en jachère est assuré par le fauchage et le broyage. Afin de protéger la période de reproduction des oiseaux, les opérations de fauchage et broyage sont interdites en Seine-Maritime entre le 1er juin et le 15 juillet 2017 (comme les années précédentes) - voir arrêté préfectoral du 22 mai 2017.

Néanmoins, le broyage et le fauchage restent possibles en tout temps :

- sur les parcelles de production de semences, ainsi que sur les bandes enherbées sur une largeur maximale de 20 mètres situées le long des cours d’eau, des canaux de navigation et des lacs pérennes, sur les parcelles situées à moins de 20 mètres des zones d’habitation et sur les périmètres de protection des captages d’eau potable ;

- en cas de risque pour la santé publique, de risque d’incendie ou de risque de prolifération d’adventices après arrêté municipal ;

- en cas de circonstances exceptionnelles, d'origine climatique ou parasitaire, et suite à un arrêté préfectoral.

Par ailleurs, les exploitations en conversion ou entièrement en agriculture biologique ne sont pas concernées par l’interdiction de fauchage et de broyage.

La présence de chardons, chénopodes, vulpins ayant dépassé le stade des boutons floraux et/ou de broussailles, est indésirable. Un défaut d’entretien sera constaté pour une parcelle dont la présence de chardons et/ou de broussailles dépasse une proportion fixée à 5% et plafonnée à 30 ares.

De préférence, l’intervention par fauche ou broyage doit être effectuée, avec barre d'effarouchement et en partant du centre de la parcelle vers les bords afin d’effaroucher et d’épargner la faune y vivant.

Toutes les prescriptions relatives aux intrants (fertilisation, phytosanitaires) sont celles prévues par la conditionnalité de manière générale. Néanmoins, l'utilisation des produits phytosanitaires sur les jachères est à éviter (application localisée possible pour lutter contre la prolifération des rumex et des chardons) et la fertilisation à limiter.

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ANNEXE : liste des espèces autorisées pour la jachère

Liste des espèces :

brome cathartique, brome sitchensis, cresson alénois, dactyle, fétuque des près, fétuque élevée, fétuque ovine, fétuque rouge, fléole des prés, gesse commune, lotier corniculé, lupin blanc amer, mélilot, minette, moha, moutarde blanche, navette fourragère, pâturin commun, phacélie, radis fourrager, ray-grass anglais, ray-grass hybride, ray-grass italien, sainfoin, serradelle, trèfle d’Alexandrie, trèfle de Perse, trèfle incarnat, trèfle blanc, trèfle violet, trèfle hybride, trèfle souterrain, vesce commune, vesce velue, vesce de Cerdagne.

Le mélange de ces espèces, entre elles seules, est également autorisé.
 Tout autre mélange relève du cahier des charges des contrats « jachère faune sauvage », « jachère fleurie », « jachère apicole ».

Certaines des espèces autorisées nécessitent les précautions d’emploi suivantes :
 - Brome cathartique : éviter montée à graines
 - Brome sitchensis : éviter montée à graines
 - Cresson alénois : cycle très court, éviter rotation des crucifères
 - Fétuque ovine : installation lente
 - Navette fourragère : éviter l’emploi dans des parcelles à proximité ou destinées à des productions de betteraves (multiplication des nématodes)
 - Pâturin commun : installation lente
 - Ray-grass italien : éviter montée à graines
 - Serradelle : sensible au froid, réservée sol sableux
 -Trèfle souterrain : sensible au froid, re-semis spontané important, à réserver aux sols acides à neutres.